My wetlands career journey began in 2014 when I first landed a job at Wetlands International South Asia. With a great passion for waterbirds, I started coordinating the Asian Waterbird Census working in close collaboration with volunteers and organizations across India. Visiting wetlands, conducting surveys and engaging with communities offered a great hands-on learning experience. The next phase with the Secretariat of the Convention on Wetlands in Switzerland provided international experience in liaising with governments for supporting the implementation of the Convention. One of the most fulfilling parts of this position was supporting countries with the Ramsar Site designation process and providing Ramsar tags to their sites. Subsequently, with WWF-India, I worked directly with Forest Officials responsible for managing wetlands to provide better understandings of the site-level management challenges they face. It is these rewarding professional experiences that give me the motivation to want to continue to grow as an environmental conservation professional.

On sait que les zones humides fournissent des services écosystémiques très variés : appui aux moyens d’existence, source d’aliments et d’eau, habitats pour les organismes vivants, régulation du climat, réduction des risques et activités récréatives. Pourtant, la conscience de l’importance des zones humides est essentiellement confinée au secteur de la « conservation de la nature » laissant la grande majorité de la population ignorante de leurs avantages. Souvent, les zones humides sont sous-évaluées, surexploitées et qualifiées de « zones à l’abandon » ce qui conduit à empiéter sur ces écosystèmes vitaux ou à les affecter à d’autres utilisations. Elles sont constamment sous pression, surtout anthropique mais aggravée par l’évolution du climat. Conserver et gérer efficacement les zones humides est un impératif si l’on veut maintenir les avantages des services écosystémiques qu’elles offrent à la nature et à l’être humain.

Pour que cette tendance à la disparition et à la dégradation des zones humides s’inverse, il faut instaurer une collaboration étroite entre les gouvernements, les ONG et tous les acteurs concernés. Identifier et inscrire des zones humides méritant de figurer sur la Liste des Sites Ramsar, élaborer et appliquer des plans de gestion intégrée propre à chaque site, influencer les décideurs en renforçant les liens entre la science et la politique et renforcer la mise en œuvre de la CESP (communication, renforcement des capacités, éducation, sensibilisation et participation) sont des actions vitales pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. À l’avenir, nous devrons mettre l’accent sur l’éducation et la sensibilisation du grand public, en particulier des communautés installées près des zones humides, à l’importance des zones humides et de leur conservation.

 

Yaiphaba Akoijam